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Comprendre et Agir contre le Cyberharcèlement

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    Admin
  • 10 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Guide pratique pour les victimes, témoins et familles


Le cyberharcèlement est une forme de violence numérique qui peut toucher n’importe qui : enfants, adolescents, adultes, professionnels… Il se manifeste à travers des messages hostiles, l’humiliation en ligne, la diffusion d’informations privées, des contenus sexistes ou à caractère sexuel, ou encore des attaques répétées sur les réseaux sociaux, forums, blogs ou jeux vidéo.


Comprendre et Agir contre le Cyberharcèlement
Comprendre et Agir contre le Cyberharcèlement

Lorsqu’il survient, la victime peut se sentir isolée, vulnérable, impuissante. Pourtant, des solutions existent, des démarches simples permettent d’agir rapidement, et la loi protège les victimes.


1. Qu’est-ce que le cyberharcèlement ?


Le cyberharcèlement correspond à des actes répétés commis par une ou plusieurs personnes via internet, dans un espace public ou privé.

Il peut prendre plusieurs formes :


• Harcèlement moral en ligne

Intimidations, insultes, moqueries, menaces, dénigrement, diffusion de fausses informations… L’objectif est d’humilier ou d’effrayer la victime.


Harcèlement scolaire en ligne

Entre élèves ou provenant d’un membre de la communauté éducative : rumeurs, discriminations, partages de photos humiliantes, attaques sur les réseaux sociaux.


Harcèlement sexuel numérique

Envoi d’images ou vidéos à caractère sexuel, contenu sexiste non sollicité, diffusion de photos intimes, chantage ("revenge porn").


Pour que l’infraction soit reconnue, il faut que les faits :

  • soient répétés,

  • portent atteinte à la dignité de la victime,

  • ou créent un climat intimidant, hostile ou offensant,

  • ou dégradent ses conditions de vie.


L’infraction peut être commise par une seule personne ou par un groupe, même si chaque individu n’a pas agi de façon répétée.



2. Identifier le type d’attaque


Pour vous aider à comprendre la nature de ce que vous subissez, un diagnostic existe :Action Contre la Cybermalveillance – Outil de diagnostic(utile pour orienter les démarches à entreprendre).


3. Collecter des preuves : une étape essentielle


Pour signaler les faits ou déposer plainte, il est indispensable de conserver des preuves datées :

  • Captures d’écran (messages, profils, publications, images envoyées en privé…)

  • Copies d’e-mails

  • Enregistrements audio ou vidéo

  • Attestations de témoins (identité complète requise)

  • Certificat médical en cas de choc psychologique

  • Main courante déposée auparavant


👉 Astuce : ne répondez pas à l’auteur des faits. Ne supprimez rien. Documentez tout.

Vous pouvez également faire appel à un commissaire de justice (huissier) pour réaliser un constat. Les constats sont payants mais extrêmement solides juridiquement.


4. Faire retirer le contenu illicite


Vous disposez de plusieurs leviers :


A. Signaler aux forces de l’ordre (PHAROS)


Toute personne victime ou témoin peut signaler un contenu ou un comportement illégal sur :PHAROS – Plateforme de signalement de la Police et de la Gendarmerie.

Si le contenu est jugé illicite, le dossier est transmis aux enquêteurs compétents.Les forces de l’ordre peuvent aussi demander directement à l’hébergeur de supprimer les contenus.


B. Signaler à l’hébergeur ou à la plateforme


Les réseaux sociaux et sites doivent fournir un système de signalement accessible.

Votre signalement doit contenir :

  • Votre identité

  • La période des faits

  • Une description précise du contenu illicite

  • Les éléments permettant d’identifier l’auteur (URL, pseudo, etc.)

  • Les raisons du retrait demandé

  • Les démarches déjà tentées (facultatif)


💡 Vous n’avez pas l’obligation de contacter l’auteur avant de signaler.



C. Demander un déréférencement dans les moteurs de recherche


Le déréférencement ne supprime pas la page, mais la rend invisible lorsqu’on recherche votre nom.

Pour cela :

  1. Remplissez le formulaire officiel du moteur de recherche (Google, Bing…).

  2. Joignez vos preuves et une pièce d’identité.

  3. Si aucune réponse sous 1 mois ou si le refus est injustifié → contactez la CNIL.


5. Déposer plainte


La plainte peut être déposée :

  • contre l’auteur,

  • contre l’hébergeur s’il n’a rien fait malgré un signalement,

  • ou contre les deux.


Une enquête peut alors être ouverte, et des sanctions prononcées.Vous pouvez vous faire accompagner par un avocat à toutes les étapes.


6. Ne restez pas seul : demandez de l’aide


Le cyberharcèlement isole, use psychologiquement et crée un sentiment d’impuissance.Si vous vous sentez seul, dépassé ou démuni, n’hésitez pas à demander un soutien extérieur.


Notre association WAAD – Web Abuse Association Defense est là pour vous.


Nous pouvons :

  • vous guider dans vos démarches,

  • analyser vos preuves,

  • vous aider à contacter les autorités compétentes,

  • vous accompagner pour faire retirer les contenus,

  • vous orienter vers des professionnels (juristes, psychologues, huissiers, avocats).

Votre histoire compte. Vous n’êtes pas seul.


Le cyberharcèlement est une violence réelle, mais la loi protège les victimes.En collectant des preuves, en signalant rapidement les contenus et en étant accompagné, vous pouvez mettre fin à la situation et faire valoir vos droits.

Si vous avez besoin d’aide, contactez-nous :


👉 WAAD – Web Abuse Association Defense


Nous traitons chaque dossier avec sérieux, discrétion et soutien humain.

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